Valorisation de la recherche: Les réseaux sociaux académiques

Kudos

Kudos est un service Web qui a été lancé en mai 2014 en partenariat avec Wiley visant, selon ses créateurs, à aider les chercheurs, les institutions et les bailleurs de fonds à maximiser la visibilité et la diffusion d’articles publiés. L’idée de créer Kudos est survenue en 2012 suite à des discussions entre David Sommer, Melinda Kenneway et Charlie Rapple. La phase pilote du projet a eu lieu en collaboration avec AIP Publishing, la Royal Society of Chemistry et Taylor & Francis. Au total, 71 éditeurs et 7 institutions ont participé à la phase pilote.

 Un article de 2018 mentionne que plus de 100 000 usagers se sont créé un compte sur ce service. Kudos encourage leurs utilisateurs à partager le contenu qu’ils ont déposé sur leur plateforme en diffusant des liens vers celui-ci sur des réseaux sociaux tels Facebook, Twitter, LinkedIn ou, tout simplement, par l’entremise de courriels. Kudos recommande également à ses membres d’inclure un court texte de vulgarisation à chacun des documents inclus à son profil de façon à favoriser la compréhension de ceux-ci par des non-initiés ainsi que d’ajouter du matériel complémentaire comme des jeux de données ou des présentations PowerPoint ou autres.

Par l’entremise des liens partagés sur d’autres plateformes, ou inclus à des courriels, Kudos compile quotidiennement le nombre de téléchargements vers les documents de ses utilisateurs et les données d’indicateurs alternatifs de la compagnie Altmetric.com. L’étude de Erdt réalisée en 2017 a démontré que les utilisateurs de Kudos privilégient Facebook et Twitter comme plateformes de diffusion des liens vers leurs travaux déposés sur Kudos, et que les liens distribués sur Twitter ont plus de chance d’être cliqués que ceux envoyés sur Facebook. Les auteurs concluent leur étude en mentionnant que le fait de partager des liens tel que décrit ci-haut conduit à une augmentation de 23,1 % du nombre de téléchargements des articles impliqués. Ce succès a été attribué en partie à la facilité d’utilisation de leur interface.

Des éditeurs, tels Elsevier et Emerald, encouragent les auteurs à utiliser Kudos. En terme de limitations, on a reproché à Kudos de s’être associé à Altmetric.com de façon à fournir les données reliées à l’utilisation des documents (nombre de téléchargements, de visualisation du résumé, etc.), ce qui entraine des délais avant d’avoir accès aux résultats. Le fait que les auteurs ne puissent pas ajouter les textes intégraux de leurs articles, mais uniquement les liens vers les éditeurs, représente également un autre reproche formulé envers cet outil en ligne, reproche d’autant plus important considérant que les auteurs puissent recevoir des données uniquement partielles si l’éditeur de leur article n’est pas un membre de Kudos. Finalement, la fonctionnalité de recherche de leur plateforme ne permet pas de retrouver directement un auteur et d’accéder à son profil; on doit plutôt procéder en recherchant un titre d’article qui, par la suite, pourra nous conduire au profil de l’auteur.