Valorisation de la recherche: Les réseaux sociaux académiques

ResearchGate

Créé en 2008 par deux virologues et un informaticien, ResearchGate est un organisme à but lucratif (on y retrouve des publicités et l'affichage d'offres d’emplois est payant) ayant amassé plus de 85 millions de dollars en capital de risque de provenance diverse, dont Bill Gates et Goldman Sachs Investment Partners. Sa politique agressive de marketing a souvent été décriée par le passé et a conduit à son boycottage de la part de certains chercheurs. Selon une étude de 2016, plus d’un chercheur sur trois utiliserait ResearchGate comme système d’alertes et de recommandations. Ce réseau compte plus de 12 millions d’utilisateurs distribués dans 193 pays. Les derniers chiffres disponibles à partir du site de ResearchGate, en date de janvier 2019, font état de plus de 15 millions de membres. On retrouve sur ce réseau plus de 100 millions de documents de tout type (incluant des données de recherche et de la littérature grise), dont environ le quart en textes intégraux (consultez l’onglet « Généralités » du présent guide pour des mises en garde relatives au dépôt de documents sur cette plateforme). La création d’un profil est particulièrement populaire auprès des doctorants, post-doctorants et jeunes chercheurs, leur statut pouvant expliquer un souhait accru de visibilité de leur part.

On peut inclure à son profil ses expertises et champs d’intérêts, ce qui permettra à la plateforme de suggérer d’autres chercheurs à suivre. Des statistiques telles le nombre de téléchargements de documents, de vues, d’abonnés (« followers ») et de citations sont aussi disponibles sur ce réseau. Ces diverses données sont utilisées par ResearchGate dans le calcul de leur indicateur bibliométrique, le RG Score (pour plus de détails sur le RG Score, consultez l’onglet « Indicateurs alternatifs » du guide thématique « Bibliométrie : Indicateurs reliés aux auteurs »). Concernant ces éléments, on remarquera que même les revues prédatrices se voient attribuer des métriques par ResearchGate, augmentant ainsi la probabilité que celles-ci soient considérées, à tort, comme de bonnes qualités. La plateforme permet également aux chercheurs d'afficher des questions concernant leurs travaux de recherche et ainsi solliciter l'avis des autres utilisateurs.