Éditeurs prédateurs

Éditeurs de livres et de thèses

Les éditeurs de livres et de thèses prédateurs publient des livres dont le contenu ne leur appartient pas, ou obtiennent d’anciens étudiants les droits de vendre leurs thèses ou mémoires. En accomplissant peu de travail éditorial et en vendant en ligne des exemplaires imprimés à la demande, ces éditeurs font des profits qu’ils reversent rarement aux auteurs. Ces derniers leur auront transféré leurs droits, et ne pourront plus publier leur travail par la suite.

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Conférences prédatrices

Ayant été invité à soumettre une proposition de communication sur la physique atomique et nucléaire, un professeur d’informatique (!) a généré semi-automatiquement un article bidon. La soumission a été acceptée trois heures après son dépôt, et des frais de 1 099 USD ont été demandés au professeur (Bartneck, 2016).

D'autres s'étant rendu dans des conférences prédatrices ont rapporté qu'elles avaient été annulées, reportées, ou qu'elles étaient pauvrement organisées: peu de participants, conférences sur des domaines très différents, plusieurs présentations dans une même salle, etc. (Eaton, 2018).

Comme les revues prédatrices, certaines conférences déjouent le processus de révision scientifique à des fins lucratives. Comme ils sont en nombre croissant, la vigilance est de mise !

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Généralités

Il peut être difficile de tracer une ligne entre les éditeurs respectables et frauduleux. Certaines caractéristiques peuvent s'appliquer à des revues légitimes, soit parce que celles-ci sont émergentes ou parce qu'elles sont de moindre qualité. Certaines revues de bas niveau sont indexées par de grands éditeurs commerciaux. Les revues émergentes, pour leur part, n’ont pas encore développé le même appareil éditorial et la même réputation que des revues plus anciennes.

Il faut donc exercer son jugement dans l'évaluation d'une revue, d'un éditeur ou d'une conférence: un ensemble de facteurs doit être présent pour être discriminant.

Revues prédatrices

Caractéristiques principales

  • Domaines des sciences, technologies, médecine et sciences sociales
  • Dépourvues de processus de révision par les pairs adéquat
  • Non indexées dans les bases de données réputées (même si elles prétendent le contraire)
  • Localisées dans un autre pays que l’adresse fournie ou aucune adresse physique
  • Prétendent posséder une réputation internationale alors qu’il s’agit d’une revue récente ou obscure
  • Affichent un indicateur d'impact qui est calculé différemment du véritable Journal Impact Factor (qui provient du Journal Citation Reports), un indicateur faux ou fictif 
  • En libre accès (bien que la plupart des revues en libre accès soient légitimes)
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