Éditeurs prédateurs

Introduction

Depuis plusieurs années, on constate l’apparition d’éditeurs dits « prédateurs ». Ils exploitent le modèle, autrement légitime, du libre accès, plus particulierement celui de l’auteur-payeur (où l’auteur de l’article assume les frais de publication), pour publier des revues de contrefaçon. Des conférences prédatrices attirent également les chercheurs dans des congrès scientifiques de piètre qualité. 

Bien qu’ils se présentent comme des éditeurs sérieux, ils sont plus préoccupés par l’argent que par l’éthique scientifique, éditoriale et commerciale (Beall, 2017). Ils ont recours à l’opacité et la tromperie afin de soutirer des frais aux chercheurs sans rendre de services professionnels de qualité en contrepartie (transparence, qualité, révision par les pairs, services éditoriaux, indexation), et en adoptant des comportements non éthiques (Ruiter-Lopez, Lopez-Leon et Forero, 2019). 

Pour en savoir plus sur le libre-accès, voir les guides Le libre accès à l’UQAM et Publier en libre accès.

Pourquoi éviter les éditeurs prédateurs ?

La publication chez des éditeurs prédateurs entache votre réputation d’auteur, votre équipe de recherche et votre institution. 

  • Ils sont associés à la pseudoscience (junk science), la négligence, l’ignorance ou la fraude
  • La communication, le chapitre ou l’article incorrectement revu par les pairs est discrédité
  • La publication à répétition chez des éditeurs prédateurs est associée au désir d’étoffer facilement et rapidement son C.V. au détriment de la qualité de la recherche
  • La rétractation et la récupération de vos droits d'auteur sont particulièrement difficiles. 

En résumé, cela remet en question l’intégrité scientifique des chercheurs, parfois longtemps après la publication ou la tenue d’une conférence.