Semaine hispanophone 2015 : Exposition de livres rares

Atlas anciens

Les atlas présentés ici ont été sélectionnés en raison de la qualité de leur état matériel, au moment de leur publication tout comme pour celle constatée maintenant. Ces ouvrages ont réussi à passer l'épreuve du temps sans trop d'altération, de sorte qu'on les expose aujourd'hui afin de représenter les parties du monde hispanophone, tel qu'on le connait ou qu'on l'appréhende, réparti sur près du tiers de la planète, suivant un continuum historique au gré du développement et de l'étalement de l'empire colonial espagnol, entre le 16e siècle et le 19e siècle.

L'atlas de Rigobert Bonne

Rigobert Bonne (1727-1795). Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre, dressé pour l’histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes. [s.l.], [s.n.], [c1780]. Accompagne l’ouvrage de l’Abbé Raynal

Livres rares – Général – YG 135

Notice sur Virtuose

L’intérêt d’exposer l’atlas de Rigobert Bonne se limite au départ à la volonté de représenter les parties du monde ayant été sous l’influence de la civilisation espagnole entre le 16e siècle et le 19e siècle. Le fait qu’on puisse prendre connaissance de pratiquement toutes les parties du monde dans un ouvrage publié fin 18e siècle résulte sans nul doute de trois siècles consécutifs d’exploration, de prise de possession et de de colonisation au nom de l’une ou l’autre des couronnes d’Europe. À ce chapitre, l’aventure coloniale espagnole en a assuré près du tiers de la surface du globe.

Toutefois, le lien entre l’atlas de Bonne avec l’empire espagnol est encore plus étroit lorsqu’on fait référence à l’ouvrage qu’il accompagnait à l’époque où il fut publié. Il s’agit de l’œuvre de l’Abbé Raynal (Guillaume-Thomas-François Raynal, 1713-1796), Histoire philosophique et politique des établissements & du commerce des Européens dans les deux Indes, selon toute vraisemblance pour accompagner l’édition de Genève parue en 1775.

On attribuait à Rigobert Bonne les titres de géographe et d’hydrographe. Ce dernier titre attire l’attention car cette discipline a connu ses premiers balbutiements au 18e siècle et nécessitait une maîtrise des connaissances acquises de façon empirique par l’observation sur le terrain et l’apport de récits et témoignages pour la plupart approximatifs. Bonne maîtrisait bien les mathématiques et il a ainsi pu compenser dans son travail les erreurs inévitables de transposition des informations. Pour l’époque, la qualité des cartes dessinées par Bonne et reproduites dans cet atlas est indéniable et nous permet de bien illustrer la présente exposition.

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Les cartes de Monin

Charles V. Monin (18XX-1880). Atlas classique de géographie ancienne et moderne : À l’usage des collèges et des pensions, pour servir à l’étude la géographie et de l’histoire (corrigé et augmenté)[…]. A Lyon, chez Périsse frères ; Et à Paris, chez Meyer et cie., M.DCCC.XXX.IV [1834].

Livres rares – Général – YG 133

Notice sur Virtuose

Il y a peu de choses à dire au sujet de l’atlas de Charles V. Monin, sinon sur le fait que l’on y a sélectionné deux cartes représentant la péninsule ibérique, soit à deux périodes historiques différentes : début 19e siècle et durant l’Antiquité. Cette dernière carte – Planche 34 – revêt en soi un intérêt particulier car elle tente de représenter l’occupation territoriale de la péninsule par différentes populations d’origines diverses – les Ibères, les Lusitaniens, les Celtibères, etc… sans oublier les possessions carthaginoises autour de Carthago Nova (Carthagène en Murcie).

Ingénieur et géographe, membre de la Société de géographie de Paris, Charles V. Monin (18?? - 1880) était aussi dessinateur, graveur et éditeur pour des ouvrages de géographie destinés autant au milieu académique qu’au grand public. Il fut l’un des premiers à utiliser les procédés d’impression par lithographie et gravure sur acier, introduisant l’ajout de couleurs dans la reproduction de ses cartes géographiques.

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