Semaine hispanophone 2015 : Exposition de livres rares

Livres rares exposés lors de la Semaine hispanophone 2015 de l'UQAM

À l'occasion de la Semaine hispanophone 2015, le Service des Livres rares a l'honneur de présenter en exposition une sélection d'ouvrages historiques et d'anciens atlas en provenance de sa collection. En exposition, ont été sélectionnés deux atlas datant respectivement de 1780 et de 1834. Enfin, trois ouvrages imprimés anciens, tous trois ayant fait date dans l’histoire de l’Espagne et de son empire colonial et dont les auteurs évoquent symboliquement des épisodes charnières, chargés de sens.

L’atlas de Rigobert Bonne (1727-1795) a particulièrement été exploité pour la diversité et la qualité des cartes qui y sont représentées, démontrant le fait que le globe terrestre est pratiquement entièrement cartographié et ce, dès la fin du 18e siècle. Ces cartes sont représentées pour la plupart par des reproductions numérisées que vous trouverez dans ce guide. Quant à l’atlas de Charles V. Monin (18?? - 1880), cartographe et éditeur, il est utile pour représenter deux cartes de la péninsule ibérique, lors de deux périodes historiques distinctes.

Figure 1 : Rigobert Bonne. «Les Royaumes d'Espagne et de Portugal», in Atlas de toutes les parties connues du globe terrestre [...]. Paris, [c1780] : planche 8. (C) UQAM - SB - Service des livres rares. Reproduction interdite.

Les trois ouvrages ici exposés ont chacun connu un certain succès de librairie à l’époque de leurs publications respectives. Le plus en évidence est certes celui de Bartolomé de Las Casas, Histoire des Indes occidentales, édition publiée en 1642 à Lyon chez Caffin et Plaignard, représentant selon toute vraisemblance une version française enrichie d’ajouts de son premier opus intitulé Brevísima relación de la destrucción de las Indias – voir la fiche détaillée – paru un siècle plus tôt (1542) et suscitant de nombreuses réactions à la Cour de l’empereur Charles Quint, menant notamment à la fameuse Controverse de Valladolid (1550-51).

Un autre livre qui crée la controverse, cette fois considérant le recul historique : Voyages et Conquestes du Capitaine Ferdinand Courtois, és Indes Occidentales […]. Il s’agit d’une traduction en français par un certain Guillaume le Breton du récit de la conquête du Mexique par Cortès, rédigé par son chapelain, Francisco Lopez de Gomara (1511-1564). On y obtient alors le point de vue particulier du conquistador, dans une édition parisienne datant de 1588.

Enfin, sur un autre plan, on y représente une sorte de grammaire bilingue, franco-espagnole, éditée sur deux colonnes en «miroir», fruit du travail d’Ambrosio de Salazar. Ce dernier représente bien le mouvement des exilés espagnols en France au début du 17e siècle, de même que leur contribution à la mode de l’apprentissage de la langue castillane à cette époque.

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